Adultes implantés
Voilà 1 an, je m'embarquais dans l'aventure de l'implant cochléaire et un peu vers l'inconnu malgré les contacts que j'avais eus et les témoignages que j'avais lus. Mais je souligne que ceux-ci m'ont beaucoup aidée dans ma décision de me faire implanter.
J'ai été opéré en Janvier 2013, à l'âge de 74 ans après une longue période de surdité qui était lourde à porter pour moi et pour mon entourage. Je pensais que j'étais trop vieux, mais cela n'a pas gêné l'équipe de l'hôpital qui m'a encouragé à accepter l'opération. Merci à mon ORL qui a pris à coeur de me persuader de me lancer dans l'aventure !
Mon témoignage de décembre 2013
Retrouver le monde sonore
Je m'appelle Jocelyne, j'ai 55 ans, je suis implantée à droite de la marque « Cochléar » depuis le 21 janvier 2013 au CHU Gabriel Montpied à Clermont Ferrand.
J'ai perdu l'audition progressivement dès mes 40 ans, j'ai été appareillée des deux cotés.
Puis, un jour mon audioprothésiste me dit : je ne peux plus rien faire il faut penser à l'implant cochléaire ....
Je m’appelle Marie, j’ai 46 ans.
Je suis sourde depuis ma naissance et je n’ai été appareillée qu’à l'âge de 9 ans. Je portais 2 appareils.
Deux ans plus tard, à l'âge de 11 ans, j’ai complètement perdu l’audition à l'oreille gauche ; il me restait un seul appareil à droite.En février 2012 ma surdité a chuté à l'oreille droite.
Ma surdité est devenue profonde ; j'avais des vertiges et je vomissais ; j’avais des acouphènes. Même avec mon appareil, je n’entendais rien mais je le portais quand même pour stimuler mon audition.
J'ai été opérée le 5 novembre 2012 et branchée le 5 décembre suivant. J'avais 39 ans et ma vie n'a été qu'une chute libre vers la surdité entre 13 ans et … la décision de l'implant. J'étais appareillée des 2 oreilles à 21 ans et j'ai dû changer de travail en cours de route, le mien n'étant plus adapté à mon handicap. Les témoignages CISIC m'ont beaucoup apporté , c'est pourquoi je me décide à vous livrer le mien qui, je l'espère pourra servir. C'est en fait la compilation de 5 mails que j'ai envoyé à mes amis pendant 6 mois pour les tenir informés de mes avancées.
Depuis 35 ans, j’avais perdu l’audition de mes deux oreilles , mais avec un appareil à l’oreille gauche, j’arrivai à comprendre moyennement quelques paroles ; je faisais répéter régulièrement ce que l’on me disait , mais peu à peu je me suis tourné dans la solitude ; je ne participais plus aux conversations pendant les fêtes de famille et réunions ; malgré que ma famille et mes amis fassent le maximum pour m’aider, je me suis replié sur moi-même ; bien sûr pour certaines personnes, il y avait à mon encontre des soupirs, des grimaces et des réflexions de mauvais goût.
Devenir sourde profonde…….un parcours de vie !
Partager son parcours de vie et peut-être aider d’autres personnes à prendre la bonne décision, afin de surmonter les difficultés de la surdité profonde, reste l’objectif de mon témoignage. Je constate que j’ai toujours eu, malgré mes problèmes d’oreilles depuis l’enfance, beaucoup de chance !
J'ai brutalement perdu l'audition de l'oreille droite en 2001 à la suite d'une fracture du rocher (je suis tout bêtement tombée en arrière « du haut de ma hauteur » : malaise vagal.)
Par la même occasion une « commotion labyrinthique »a entraîné une perte importante d'audition à gauche, mais j'étais appareillable. Toutefois ma carrière de professeur d'anglais était terminée (je n'avais que 53 ans)
J'ai bénéficié d'un implant cochléaire ( Cochlear ) le 6 mars et dès le branchement ,le 26 avril, ma vie a changé .
Arrivée au terme des séances d'orthophonie et de réglages, il faut que je vous dise combien je suis heureuse d'être sortie d'un silence pesant et angoissant que les appareils auditifs ne parvenaient plus à compenser .
Grâce au professionnalisme et à l'efficacité de toute une équipe: Monsieur le Professeur Mom,chirurgien ORL à Clermont-Ferrand; madame Le Calvez ,orthophoniste et monsieur Ménétrier, pour les réglages, j'ai retrouvé, avec bonheur et en six mois, plus de 90%de l'audtion perdue progressivement dès 1989 !
Je leur en suis très reconnaissante et les remercie infiniment.
Témoignage concernant l'implantation cochléaire bilatérale.
Je m'appelle Christine j'ai 48 ans dont 28 de surdité. Née entendante , j'ai commencé à perdre progressivement l'audition à l'âge de 19 ans . A cette époque je suivais mes études d'orthophonie et malgré les difficultés présentes et à venir j'ai passé mon diplôme avec le projet de travailler dans le domaine de la surdité.
Lire la suite : Christine, implantée en 1994 puis de l'autre coté en 2011, et réimplantée 2 fois
Je suis malentendant depuis ma naissance, car je suis né à 7 mois et j'ai passé 2 mois en couveuse. Mes parents se sont aperçu de ma surdité à l'age de 6 ans, car je faisais souvent des angines et otites.
Je suis né sourd bi-latéral total en mars 1995, à Nîmes. On m'a découvert sourd à l'âge de 9 mois, je ne me retournais pas quand on m'appelait, je dormais toujours quand il y a eu un bruit, et j'avais pas beaucoup d'équilibre, j'ai marché à 2 pas tardivement. Depuis qu'on ma diagnostiqué sourd, on m'a conseillé de porter deux prothèses auditifs. Je ne les supportais pas, je les jetais, cela ne m'aidait pas. Il a fallu attendre plusieurs mois pour l'implantation, car à cet âge là, et à cette époque, c'était beaucoup trop tôt.
Lire la suite : Hadrian, premier IC en 1997, et deuxième IC en 2010
Robert, mars 2013, retour sur un parcours semé d'embûches après une première implantation en 2006.
Sur ce forum, nombreux sont les témoignages de satisfaction prouvant, s'il en était besoin, l'apport bénéfique de cette technique médicale aux sourds que nous sommes.
Il est toutefois regrettable que ne s'expriment que trop rarement les implantés qui n'ont pas obtenu les résultats escomptés.
Lire la suite : Robert, implanté en 2006 puis réimplanté en 2009 et 2010
C’est moi qui ai découvert ma surdité à l’âge de 11 ans, mais elle devait être plus ancienne puisque je peux affirmer que je n’ai jamais perçu de son aigüe (la vieille pendule de mon père me le confirme avec son sonne heure aigüe) et ils sont très important dans la compréhension de la parole.
C’est pour cela que je trouve que le dépistage précoce de l’audition est une bonne chose, peut-être qu’il m’aurait évité d’aller d’échec en échec.
Après bien des examens le verdict est tombé : surdité évolutive des deux oreilles, d’origine non connue à ce jour.
A douze ans je portais deux prothèses auditives, et très vite je n’entendais plus sans.
J’ai suivi une scolarité en milieu ordinaire, et arrivée en classe de 5ème j’ai été orientée en LEP dans un domaine que je n’avais pas choisi : avec juste la moyenne, on ne vous demande pas votre avis ...
Un professeur m’a fait changer d’orientation un an après, j’ai préparé pendant deux ans un CAP couture. Puis, comme je ne pouvais plus suivre, on m’a orienté en CFA sans plus de renseignements, j’ai donc abandonné l’école et commencé à travailler.
Mon audition était de plus en plus mauvaise, on ne se rendait pas compte de mon handicap, moi-même je ne l’ai jamais accepté. Et il n’y avait pas les moyens de communication d’aujourd’hui, je me suis isolée de plus en plus tellement la fatigue était intense.
Jusqu’au jour où je me suis aperçue que mon travail ne me plaisait plus : j’ai décidé de changer d’orientation. Ça a été difficile bien sûr, des gens m’ont aidé et je ne leurs ai pas toujours bien rendu, je me suis aperçue que j’étais illettrée avec des pertes de mémoires qui m’handicapais encore plus.
Puis arriva l’an 2000 c’est là que le CHU de Besançon m’a parlé de l’implant cochléaire. J’ai passé plusieurs tests (orthophonique, psychologique ainsi qu’un scanner) qui se sont révélés positif. Après m’avoir expliqué à quoi m’attendre au mieux et au pire, on m’a fait prendre contact avec 3 personnes déjà implantées qui dans l’ensemble en était assez satisfaites, on m’a remis un livret d’explications, et j’ai accepté de tenter ma chance : on m’a inscrite sur la liste d’attente pour l'opération.
J'ai été implantée à l’oreille gauche avec un implant Cochlear Esprit 3G en mai 2002 par le professeur Chobaut à Besançon. Je me souviens plus très bien, mais l’hospitalisation a été courte et je n’ai eu ni vertige, ni plus de maux de tête que d’habitude. La cicatrice à la tête et derrière l’oreille paraissait impressionnante, mais l’avantage, c’est qu’on peut tourner la tête sans que ça tire. Le seul mauvais souvenir c’est le jour de l’enlèvement des fils. Et aussi un peu plus tard lorsqu’une antenne équipée d'un aimant trop puissant m’avait irritée la peau : j’avais dû me passer de mon contour d’oreille pendant plus de trois semaines.
La mise en route s’est faite un mois plus tard, mon orthophoniste m’a dit "vous n’avez pas l’air d’être contente" je lui ai répondu "c’est étonnant". Le son était vraiment moche : les personnes qui parlent ou froissent du papier c'était la même chose, le même son métallique. J’étais contente d’avoir gardé ma prothèse auditive à l’autre oreille ça m’a permis de m’orienter plus facilement.
Dès ce réglage fini, première rééducation et là aussi incroyable que cela soit j’ai pu entendre quelques mots : j’en suis ressortie contente.
Puios, au fil des rééducations et réglages le son est devenu plus beau j’ai réentendu les moineaux, le merle, la pie et aussi des bruits que j’avais oublié tel que le tic-tac de l’horloge.
Dans l’ensemble j’ai fini par obtenir de bons résultats. Mon orthophoniste m'a beaucoup aidé, avec plus de 2 ans d’une rééducation soutenue. Un jour, une conseillère à l’emploi m’a dit vous pouvez arrêter et faire des exercices chez vous : ça m’a énervé car elle ne savait pas de quoi elle parlait ! Si ça s’appelle rééducation, ce n’est pas pour rien ? On y travaille dur, comme pour toute rééducation quelle qu’elle soit.
Ce premier implant m’a permis de mieux entendre, mais ça a toujours été difficile dans le bruit et dans la vie de tous les jours je ne suis jamais vraiment arrivée à comprendre sans lecture labiale. Cependant il m’a aussi permis d’apprendre l’informatique. Mais en ai-je trop appris d’un coup ? les écrans d’ordinateur de l’époque faisait-il trop d’ondes ? mes nerfs ont lâché ? mon implant s’est déplacé ? J'ai constaté que mon audition n’était plus si bonne. L'implant fonctionnait encore, mais n’a jamais retrouvé ses meilleurs résultats. Malgré tout j’entends mieux qu’avec la prothèse auditive que j’ai gardé à droite jusqu’en 200. Cette dernière ne me servant plus à rien je décide de la retirer, et contre toute attente on me propose un second implant. J’ai hésité un cours instant et accepté cette deuxième chance.
J'ai été implantée à l’oreille droite d’un implant Cochléar CP 810 en mai 2010, par le Pr Chobaut à l’hôpital de Besançon comme pour le premier.
Je n’ai eu ni vertige ni maux de tête et cette fois-ci, l’enlèvement des fils s’est passé en douceur. Trois semaines plus tard on me le branchait. Mais j’étais encore un peu fatiguée de cette opération qui m’avait fait perdre un peu le sommeil.
Je m’attendais à une mise en route un peu surprenante comme la première fois, mais cette fois ci, je n’ai pas perçu de bruit métallique. Des sons aigües c’est vrai, mais bien plus beaux que lors du couplage du premier implant ! Quand mon audioprothésiste m’a parlé j’ai trouvé tout trop fort, il a vite baissé le volume, l’audiogramme s’est révélé mauvais, mon docteur a voulu vérifier en me disant 2 mots sans lecture labiale, j’ai pu les répéter je ne me suis pas rendue compte combien c’était génial.
Le Pr Chobaut avait raison cet implant allait me plaire, et la touche sensibilité du CP 810 est l’innovation que je n’osais espérer par rapport à l'Esprit-3G : elle permet d’être moins agressé par les bruits.
La rééducation a été plus facile au fil des réglages : avec mon orthophoniste on a pu faire beaucoup plus de chose qu’avec le premier implant, en particulier travailler l'écoute dans le bruit et le téléphone. Je reconnais que le téléphone ne m’est pas familier et me fait toujours stresser, mais je réponds à mes proches.
Aujourd’hui je peux dire que cet implant m’a changé la vie, malgré que je reste malentendante : maintenant je suis sure de ce que l’on me dit. Mon premier implant, qui n’est pas aussi performant que le second, a malgré tout son utilité : ensemble il se complètent, même si souvent je l’éteins pour mieux comprendre les films qui sont doublés et aussi dans des situations où je n’ai pas le réflexe ou la possibilité de régler la sensibilité (comme le processeur Esprit 3 G du premier implant a été remplacé par un processeur CP 810 en 2011, il dispose désormais des mêmes possibilités de réglage).
Quand je suis à la campagne je remarque que les chants d’oiseaux sont beaucoup plus nets et nombreux qu’avec un seul. Mon répertoire de musique qui s’était arrêté avant les années 90 se recompile à nouveau, la musique est importante pour moi, il n’y avait qu’elle pour calmer mes angoisses.
C’est vrai que le soir quand on met à sécher les contours d’oreilles dans la boite de déshumidification, on se retrouve dans le silence. Mais c’est justement ces implants qui m’ont fait accepter de ne plus avoir peur du silence comme autrefois. Et des fois je me dis que c’est là le seul avantage qu’on a sur les entendants pouvoir couper le son.
Finalement j’y ai mis beaucoup d’énergie et je ne sais pas de quoi sera fait demain mais je vais tacher d’en prendre soin, devenir plus sociable j’y travaille, ainsi qu’avoir à nouveau une place dans la société.
Je ne mentionnerai personne, j’ai toujours eu du mal avec les noms propres mais je remercie toutes les personnes qui ont rendu possible cette renaissance.
J 'avais 25 ans quand mon audition a décidé de me lâcher doucement mais surement, de façon si insidieuse que je n'ai pas été véritablement génée les premières années qui ont suivi.
Pour mon 50ème anniversaire, mon cadeau a été une prothèse auditive.
J'étais très contente mais mon audition a continué de chuter brutalement et très rapidement.
- Philippe, implanté en Août 2010
- Thierry implanté en avril 2010
- Mikael implanté bilatéral en avril 2007 puis en Avril 2010
- Marie-chantal implantée en février 2010
- Bernard implanté en novembre 2009
- Karine implantée en octobre 2008
- Charlène implantée bilatérale en Novembre 2008 puis en Mai 2009
- Christian implanté en janvier 1993 avec un boitier puis passé au contour en janvier 2009
- Delphine implantée en décembre 2008
- Anne implantée en janvier 2008
- Annick implantée en novembre 2008, puis en 2013 de l'autre côté
- Sylvie implantée en septembre 2008
- Pascale implantée bilatérale en septembre 2003 puis en Mars 2008
- Nadine implantée en janvier 2008
- Martine implantée en octobre 2007
- Maxime implanté en juillet 2007
- Véronique implantée en mars 2002 et réimplantée en avril 2007
- Bornia implantée en avril 2007 en Algérie
- Danielle implantée en janvier 2007
- Robert implanté en décembre 2006
- Laurence implantée en octobre 2006
- Sophie implantée en septembre 2006
- François implanté en septembre 2006
- Jean-Emmanuel implanté en juillet 2006
- Eric implanté en juillet 2006
- Alexia (17 ans) implantée en mai 2006
- Michel implanté en avril 2006
- Christine réimplantée en mars 2006 (1ère implantation en 1994)
- Huguette, coach de son mari implanté en février 2006
- Témoignage d'Irène sur l’importance de la mémoire auditive pour la rééducation de l’écoute avec l’implant cochléaire
- Gilbert implanté en janvier 2006
- Témoignage de Françoise, implantée en 2005
- Stéphane implanté en décembre 2005
- Dominique implantée en novembre 2004
- Alexandre implanté en novembre 2004
- Sandrine implantée en novembre 2004
- Pascal implanté en août 2004
- Louis-Philippe implanté en juillet 2004
- Jean-Jacques implanté en avril 2004
- Catherine implantée en février 2004
- Véronique implantée en février 2004
- Guillaume implanté en Novembre 2003
- Monique implantée en 2003
- Olivier implanté bilatéral en mars 2002 puis en aout 2003
- Sabrina implantée en octobre 2003
- Leila implantée en octobre 2003
- Guy implanté en octobre 2003
- Marie-Pierre implantée en juin 2003
- Marc implanté en avril 2003
- Christine implantée en février 2003
- Éric implanté en février 2003
- Jean Jacques implanté en Novembre 2002
- Françoise implantée en Octobre 2002
- Mauricette implantée en août 2002
- Laurence implantée en Juillet 2002
- Isabelle, implantée en juillet 2002
- Éric implanté en Juillet 2002
- Sophie L. implantée en Mai 2002
- Olivier implanté en avril 2002
- Marie implantée en Février 2002
- Sophie J. implantée en Octobre 2001
- Renée implantée en Janvier 2001
- Marc implanté en Janvier 2001
- Samia implantée en Novembre 2000
- Catherine implantée en Octobre 1999
- Karine implantée en avril 1998
- Maryse-Virginie implantée en octobre 1993 puis mars 1998
- Danielle implantée en 1997
- Joëlle implantée en août 1993
- Claudie implantée en 1992 à l'age de 6 ans à Québec