Dernière mise à jour : 27 août 2026
Les indications d'implantation cochléaire
L'implant cochléaire est indiqué dans différentes situations de surdité sévère à profonde, chez l'enfant comme chez l'adulte, selon des critères audiométriques précis définis par la Haute Autorité de Santé. L’implantation peut être unilatérale ou bilatérale.
Les indications audiométriques
L’implantation cochléaire est indiquée lorsque la discrimination est inférieure ou égale à 50 % lors de la réalisation de tests d’audiométrie vocale. Les tests doivent être pratiqués à 60 dB, en champ libre, avec des prothèses bien adaptées.
≤ 50 %
Seuil de discrimination vocale (indication)
60 dB
Niveau de test en champ libre
L’implantation cochléaire chez l’enfant
- Chez les sourds prélinguaux, l’implantation doit être la plus précoce possible. Une implantation précoce donne des résultats sur la compréhension et la production du langage meilleurs et plus rapides qu’une implantation tardive.
- Au-delà de 5 ans, en cas de surdité congénitale profonde ou totale non évolutive, il n’y a d’indication (sauf cas particuliers) que si l’enfant a développé une appétence à la communication orale.
- Si l’enfant est entré dans une communication orale, il peut bénéficier d’une implantation quel que soit son âge. Les adultes jeunes sourds congénitaux peuvent être implantés.
- En cas de "fluctuations auditives", une implantation cochléaire est indiquée lorsque les critères suscités sont atteints plusieurs fois par mois et/ou lorsque les "fluctuations auditives" retentissent sur le langage de l’enfant.
L’implantation cochléaire chez l'adulte
- Il n’y a pas de limite d’âge supérieure à l’implantation cochléaire chez l’adulte.
- Chez le sujet âgé, l’indication est posée après une évaluation psychocognitive.
- Il n’y a en général pas d’indication de primo-implantation chez l’adulte ayant une surdité prélinguale.
- En cas de "fluctuations auditives", une implantation cochléaire est indiquée si le retentissement sur la communication est majeur.
L’implantation bilatérale
Parmi les indications on relève :
- Méningite bactérienne, fracture du rocher bilatérale et autres causes de surdité risquant de s’accompagner à court terme d’une ossification cochléaire bilatérale. Il faut intervenir avant que l’ossification soit trop avancée.
- Chez l’enfant :surdité de perception bilatérale profonde, selon les modalités définies pour l’implantation unilatérale ; syndrome d’Usher (affection héréditaire autosomique récessive associant des atteintes oculaires et auditives).
- Chez un adulte porteur d’un implant cochléaire unilatéral :perte du bénéfice audioprothétique du côté opposé provoquant des conséquences socioprofessionnelles ou une perte d’autonomie chez une personne âgée.
Surdité unilatérale et acouphènes
Plusieurs études tendent à montrer que l'implant cochléaire améliore de façon significative la qualité de vie des patients atteints de surdité profonde unilatérale ou asymétrique accompagnée d'acouphènes invalidants.L'extension des indications d'implantation cochléaire aux surdités profondes unilatérales associées à un acouphène invalidant, validée par la Haute Autorité de Santé en 2020, a été entérinée par la parution d'un arrêté au Journal officiel le 6 septembre 2021.
Recommandations officielles
Les différentes recommandations la Haute Autorité de Santé pour la prise en charge des implants cochléaires par l'Assurance maladie sont disponibles en ligne sur le site de la Haute Autorité de Santé. Le document de référence de la Société Française d'ORL détaille également les recommandations pour la pratique clinique chez l'adulte et l'enfant.
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