Le premier critère est le bilan audiométrique et, notamment, l’absence de gains significatifs avec des prothèses classiques : lorsque aucun gain n’est constaté avec des prothèses traditionnelles, notamment en termes de niveau de compréhension, et lorsque celui-ci chute en deçà d’un seuil qui varie autour de 50%, l’implantation peut alors être envisagée.
Un certain nombre d’examens sont à réaliser par l’équipe médicale pour s’assurer de la possibilité ou non de recevoir un implant (entre autres scanner et IRM). Les quelques contre-indications peuvent relever d’une malformation de l’oreille interne interdisant l’introduction de la partie interne (par exemple l’ossification de la Cochlée peut rendre difficile, voire impossible, l’introduction des électrodes), d’une insuffisance de fonctionnement du nerfs auditif lui même si les fibres nerveuses sont trop atteintes.
Un test de stimulation électrique pré-opératoire permettant de vérifier l’état fonctionnel du nerf auditif peut être effectué si la surdité est totale. Sur le plan psychologique, une grande motivation est nécessaire et le soutien de l’entourage est important. Certaines équipes accompagnent le bilan pré-implantation d’entretiens psychologiques pour s’assurer de la motivation et du niveau d’information du patient. Adaptabilité, volonté, acceptation d’une rééducation ..etc. seront autant d’atouts indispensables pour le succès. Cela étant, dans certains cas, qu’il est difficile de prévoir à l’avance, l’apprentissage se révèle d’une étonnante facilité, avec, dans les meilleurs cas, une compréhension dès les premières séances d’écoute (voir la la section rééducation de la FAQ)