Qui sommes nous ?

Une association

CISIC, créée il y a 22 ans, rassemblant 6000 membres, adultes implantés et parents d'enfants implantés.

Une équipe de bénévoles tous implantés ou parents d'enfants implantés, qui témoignent et partagent leurs expériences. 

Vous pourrez les rencontrer lors de permanences organisées à Paris et en région.

carte cisic

Pour adhérer à l'association et recevoir régulièrement nos informations : 

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L'implant cochléaire

Comment ça marche ?

Un implant cochléaire est un dispositif médical électronique destiné à restaurer l'audition de personnes atteintes d'une perte d'audition sévère à profonde.

Il est constitué d'éléments externes et internes.

Schéma V2

  1. Le processeur capte les sons.
  2. À l’aide de l’antenne, le processeur transmet le son codé sous forme numérique à l’implant situé sous la peau.
  3. L’implant transforme l’information numérique en signal électrique qui est envoyé dans le porte-électrodes inséré dans  la cochlée.
  4. Les électrodes de l’implant stimulent les  fibres du nerf auditif  de la cochlée qui transmettent les signaux sonores au cerveau.

Etes-vous concerné ?

Vous trouverez sur cette page des informations: 

 L’association met à votre disposition un guide de 60 pages qui rassemble un grand nombre de témoignages et de conseils, issus des expériences de chacun.

 image lambition dentendre

 

Témoignages

Nos bénévoles

Découvrez toutes les antennes du CISIC région par région, ainsi que les bénévoles qui vous accueilleront pour partager leurs expériences.

 

Trombinoscope CISIC Page 001

 

Le parcours des patients implantés : enquête CISIC 2020

1170 implantés cochléaires ont répondu aux 124 questions de cette enquête (plus de détails sur cette page) :

Comment qualifiez-vous l'écoute avec l'implant cochléaire ?

Qualité transparent V2

64 % qualifient leur écoute de naturelle ou presque naturelle.

Au bout de combien de temps avez-vous pu ?

delai comprénehion transparant

54 % identifient des mots dès les premiers jours

Pouvez-vous téléphoner avec l'implant cochléaire ?

Téléphone transparent

58 % téléphonent.

Téléphoner, écouter la musique ou faire du sport ...

Des solutions adaptées aux situations du quotidien des personnes implantées.

Prochaines permanences CISIC

Prochaines journées d'information CISIC

Brèves d'actualités

Fabricants d'implant cochléaire

 Pour plus d'informations sur les fabricants d'implant cochléaire, consultez cette page ou cliquez sur les logos :

AB Logos CMYK BLUE         Oticon Medical

Voilà 1 an, je m'embarquais dans l'aventure de l'implant cochléaire et un peu vers l'inconnu malgré les contacts que j'avais eus et les témoignages que j'avais lus. Mais je souligne que ceux-ci m'ont beaucoup aidée dans ma décision de me faire implanter.

J'ai donc envie de partager mon expérience et cela aidera peut-être certains d'entre vous à sauter le pas même s'il faut garder à l'esprit que chaque parcours est unique et dépend de nombreux facteurs.

Je m'appelle Laurence, j'ai 47 ans et ma surdité a été dépistée à l'adolescence, 1er ACA à 14 ans, 2ème à 20 ans et elle n'a pas cessé de s'aggraver au fil du temps.

Depuis quelques années les prothèses ne me donnaient plus de résultats satisfaisants, si j'arrivais encore à percevoir des sons, la lecture labiale m'était indispensable pour comprendre mes interlocuteurs, tout ça devenait épuisant et avait ses limites avec bien des conséquences sur ma vie sociale et professionnelle, bien que mes proches aient toujours été là pour me soutenir.

Mon audioprothésiste est la 1ère personne à m'encourager à consulter pour l'implant cochléaire. Après pas mal d'hésitation, je me décide enfin à prendre rendez-vous au centre d'implantation de Lyon et après tous les examens du bilan de pré-implantation, la date de l'opération est fixée au 2 mai 2013. Je rentre à l'hôpital le matin et sors le soir même. Tout se passe relativement bien, juste un peu d'inconfort et de douleur calmée avec des antalgiques ainsi que des acouphènes les premiers jours suivant l'opération et une sensation de fatigue la 1ère semaine.

Il faut attendre le 29 mai pour le branchement, là je me retrouve dans une cacophonie indescriptible, j'entends beaucoup de sons stridents, je suis contente d'entendre du son mais je trouve ça plutôt éprouvant qu'émouvant.

De retour à la maison, ma voix devient petit à petit compréhensible, ça met un peu plus de temps pour la voix de mes interlocuteurs. Le 30 mai donc le lendemain, 1ère séance d'orthophonie qui me rassure beaucoup, je reconnais certains sons. Je note au passage que mon orthophoniste m'avait proposé de faire quelques séances de lecture labiale avant l'implantation, histoire de faire connaissance et de me voir avant et après implantation.

Les premiers temps, je trouve tout fort, certains bruits sont désagréables et agressifs comme la circulation, la chasse d'eau, les sacs plastiques...Je ne traîne pas dans les magasins tellement je trouve ça infernal. J'ai aussi un peu d'appréhension pour mettre le processeur en marche les premiers matins mais la volonté de progresser est la plus forte.

Au fil des réglages et des séances d'orthophonie, je comprends de mieux en mieux, les sons et voix deviennent plus beaux, disons que "j'apprivoise" les bruits nouveaux. Je réentends très vite les oiseaux, étonnée que ça fasse tant de bruit ! En vacances dans le Sud de la France au mois d'août, j'entends un bruit que je ne reconnais pas, mon mari me dit que c'est le chant des cigales !

Je retrouve le plaisir de la communication, je suis beaucoup plus à l'aise pour aller à la rencontre des gens et je suis heureuse de pouvoir participer aux conversations, de ne plus avoir l'impression de faire partie des meubles... En un mot, ça facilite la vie ! Pour mes proches aussi puisqu'ils doivent faire moins d'efforts pour que je les comprenne, les conversations sont plus fluides.

Au bout d'un an d'implantation, le bilan est très positif, c'est comme une renaissance pour moi, je retourne au cinéma, au théâtre, je téléphone un peu, j'apprécie à nouveau les visites guidées, même si je ne comprends pas à 100 % et les progrès continuent bien qu'ils soient moins spectaculaires qu'au début. J'écoute la radio et la musique sur mon MP3 et je suis émue lorsque j'arrive à reconnaître certaines chansons. Florence, mon orthophoniste qui m'a guidée sur le chemin de la rééducation, m'a très vite encouragée à redécouvrir la musique, le but est de trouver des morceaux qui sont agréables à écouter.

Je remercie vivement toutes les personnes qui de près ou de loin m'ont soutenue dans ce parcours et ont contribué à cette réussite afin que je retouve le plaisir de profiter de la vie tout simplement.

L'implantation sur la 2ème oreille est en réflexion. A suivre...

Suite de mon témoignage, février 2021 :

Après quelques mois, s’est posée la question du 2ème implant, je portais un appareil auditif côté gauche pour continuer à faire travailler l’oreille mais celui-ci ne m’apportait plus beaucoup de sensations sonores.

Le 1er implant m’avait déjà tellement changé la vie et apporté un gain auditif au-delà de mes espérances, que je m’interroge : que pourrait m’apporter un second implant ? Et si ça ne se passait pas aussi bien que pour le premier ?... La décision n’est pas forcément plus facile à prendre même si ce n’est plus un saut vers l’inconnu et que l’implant cochléaire est devenu familier.

Après réflexion et me sentant prête, ma 2ème opération a lieu en octobre 2015, soit 2 ans et demi après la 1ère, elle s’est relativement bien passée. Ma motivation à ce moment là était essentiellement de ne pas me retrouver dans le silence total en cas de problème avec l’implant droit.

Le branchement a été beaucoup plus serein, mon cerveau ayant déjà été habitué à tous ces sons et la rééducation est aussi beaucoup plus rapide.

Et finalement ce nouvel implant m’apporte un réel confort, avec une meilleure compréhension dans le bruit même si certaines situations peuvent rester délicates et fatigantes. Je perçois de nouvelles nuances avec la stéréo et cela est très appréciable notamment pour écouter la musique.

Pour le téléphone, j’utilise le côté droit par habitude mais les résultats sont aussi bons côté gauche. Après l’avoir abandonné pendant des années, je l’avais très vite repris avec mes proches suite à la 1ère implantation mais j’avais toujours un blocage avec d’autres personnes plus éloignées ou inconnues. Et puis au bout d’un certain temps j’ai eu un déclic pour oser le faire et j’ai commencé petit à petit à avoir des conversations de plus en plus longues… La qualité de l’écoute dépend aussi de mon interlocuteur mais c’est tellement agréable de ne plus être obligée de solliciter à chaque fois une tierce personne pour passer un appel. Et pour les situations plus délicates, je peux toujours compter sur le soutien de mes proches.

Comme quoi, les progrès sont toujours là même au bout de plusieurs années…

Laurence bi implantée 2013 et 2015